#17 Oraux : Soigner son diaporama

Dans cet épisode, je vous parle du diaporama, en abordant les points concrets, la structure, et en commentant quelques exemples.


Les questions concrètes

De quel matériel dispose-t-on ? Un PC portable très récent avec une suite Office 2016 par candidat, un scanner par salle de préparation, partagé avec une dizaine de candidats, et une clé USB qui sert à la fois à copier le diaporama pour l’emmener en salle de passage et à transférer les documents du scanner à l’ordinateur.

Le scanner, c’est galère ? Scanner un document prend autant de temps qu’effectuer une photocopie. Mes documents ont été scannés au format pdf mais dans certaines salles, les appariteurs ont proposé aux candidats de choisir un autre format. Une fois le scan effectué, les documents sont transférés sur la clé USB : ils apparaissent en un seul document (dans lequel on peut se perdre si on a scanné trop de pages !). Il faut ensuite effectuer des captures d’écran des documents ouverts sur l’ordinateurs, les copier et les coller dans le diaporama, et les rogner. Oui, ça prend un peu de temps !

Que peut-on scanner ? Des livres, des cartes, mais aussi vos propres documents réalisés pendant la préparation : croquis, schémas, proposition d’évaluation…

Peut-on imprimer ou photocopier ? Non.

Peut-on distribuer des documents au jury ? Non, on ne peut l’approcher (covid oblige), donc on scanne ou on écrit sur le diaporama tout ce qu’on veut lui montrer.

La structure de mes diaporamas

  1. Intitulé du sujet – Exposé scientifique 
  2. Introduction (nombre variable de diapositives)
  3. Problématique et plan animé qui apparaît au fur et à mesure de mon annonce. Cette diapositive est copiée collée (sans la problématique et l’animation) à chaque nouvelle sous-partie, pour laquelle je mets en gras et en couleur le titre de la partie concernée. Je ne fais cette étape qu’à la fin lorsque je sais que je ne modifierai plus le plan.
  4. Bibliographie 
  5. Une diapositive par sous-partie où je n’indique que I.A., I.B., etc (je remplis les titres de parties à la fin. Et si je n’ai pas le temps c’est clair quand même)
  6. je peux dupliquer ces diapositives si j’ai besoin de plusieurs diapositives pour la sous-partie. Attention de ne pas multiplier les docs. Légender les documents pour les identifier, c’est l’idéal, mais si on n’a pas le temps (comme c’était mon cas), si on les présente de manière rigoureuse à l’oral, ça passe.
  7. Une diapo de conclusion transition entre les grandes parties.
  8. Je mettais la diapo “plan” avant chaque nouvelle sous-partie en mettant en couleur la nouvelle sous-partie que j’allais aborder.
  9. Intitulé du sujet – transposition didactique 
  10. puis les diapos dont je vous ai parlées dans l’épisode 15.

Quatre exemples de diaporamas d’oraux blancs

Attention, ce sont des diaporamas d’entraînements, d’oraux plus ou moins réussis, ils sont là pour vous aider à voir une progression et vous proposer une manière de faire.

  1. 1492 en Seconde : le diaporama de la honte sous libre office
  2. La fondation de Rome : entre mythe et réalité en 6e : quand je me perds en BU et que je n’ai plus de temps pour la transposition
  3. Les routes maritimes en Terminale : le défi du croquis de synthèse
  4. Population et développement en Inde en 5e : ça commence à rouler

Que peut-on tirer de ces diaporamas ?

  • C’est avec l’entraînement qu’on progresse : à moins d’être très doué, on ne fait pas des diaporamas parfaits, rapidement, dès les premiers essais.
  • On gagne du temps quand on fait la même chose à chaque fois. Le modèle du diaporama 4 m’a servi pour les 3 derniers oraux blancs et à Châlons.
  • On gagne du temps en ayant en tête des idées de transposition, de découpage d’activités en séances, et de grilles d’évaluation par compétences travaillées et par type d’évaluation sommative.

Je suis sûre que vous aurez aussi beaucoup d’idées pour faire rapidement un diaporama qui sera propre et efficace !

8 réflexions sur “#17 Oraux : Soigner son diaporama”

  1. Bonjour Caroline,
    Merci beaucoup pour ce podcast.
    J’ai une interrogation concernant le diaporama et l’oral.
    Concernant la partie scientifique est ce qu’ il s’agit de faire une mini dissertation sur le sujet tiré au sort en combinant ses connaissances et les documents que l’on aura trouvé en bibliothèque ? Ou c’est uniquement une synthèse des documents ?
    Et lors du passage oral, les supports visuels ( carte,photos, graphiques,…) utilisés dans tes sous-parties sont expliqués en profondeur où servent juste d’illustration pour compléter le propos ?
    Merci beaucoup pour ton retour.
    Ornélie

    1. Bonjour Ornélie,
      La partie scientifique consiste en une leçon s’appuyant sur des documents, une sorte de « mini dissert » si tu veux. Il ne s’agit pas d’une synthèse des documents. Ceux-ci doivent autant que possible être contextualisés, analysés et critiqués pendant l’exposé. Il faut éviter les documents illustratifs ; toutefois, il n’est pas toujours possible d’exploiter tous les aspects d’un document, dans ce cas-là on le précise au jury et on lui tend si besoin une perche pour l’entretien.

  2. Merci pour tes partages, Caroline! Je m’interroge beaucoup sur le timing vis-à-vis du croquis de synthèse, tu as répondu à mes questionnements. Par contre, proposer de construire des croquis à des échelles différentes pour les élèves, je trouve que c’est intéressant. Je te renouvelle mes remerciements pour tous tes conseils 😉

  3. Bonjour Caroline.
    Merci beaucoup pour ce podcast et les diaporamas associés. Plusieurs remarques ou questions :
    1) Je viens de regarder le 4e (Inde) et je suis assez étonné du nombre de docs scannés. Je pensais qu’on ne présentait qu’un (voire deux) doc(s) par grande partie. Mais il semble ne pas y avoir de règle ni injonction à ce propos…
    2) Concernant les textes scannés, les lis-tu in extenso au jury – ce qui a le mérite ou l’inconvénient (c’est selon…) de prendre du temps – ?
    3) Quant à la biblio, tu mets seulement ce qui a été emprunté et utilisé, mais pas d’autres ouvrages afin d’indiquer que tu en connais l’existence (certes, on peut facilement les prendre à partir de la biblio à la fin de lAtlas Autrement) ?
    4) Tu expliques ton expérience, tes tentatives ratées ou réussies, tes astuces. Mais y a-t-il des astuces bien utiles dont tu as eu vent (avant ou après) mais que tu n’as jamais exploitées ?
    5) Enfin, estimes-tu que l’oral et notamment le diaporama relèvent d’une gestion plus difficile dans l’une des deux disciplines ?
    Au plaisir de te lire !
    Christophe

    1. Bonjour Christophe !

      Merci pour tes questions, c’est super de les poster sur le site, ainsi ça profite à tout le monde, j’encourage d’ailleurs les autres auditeurs à faire de même.

      1) Effectivement, pas de règle, même s’il est déconseillé d’enchaîner les documents illustratifs. Un document par sous-partie ne me paraît pas trop. Certains sont réutilisés dans plusieurs parties. C’est vrai que ce nombre ne permet de pas de fouiller l’analyse de chacun ; dans ce cas, je précisais à l’oral « je n’exploite qu’un seul thème de ce doc mais son analyse recouvre bien d’autres aspects sur lesquels nous pourrons revenir en entretien si vous le souhaitez ». Pour mon vrai oral de géo que je raconterai bientôt, j’avais trop de documents (plutôt 2 par sous-partie) et j’ai quand même eu 16. Ce n’est pas conseillé, mais ce n’est donc pas rédhibitoire.

      2) Non, je ne lis pas les textes au jury et c’est rarement un avantage de perdre du temps avec ça. Ce qu’on ne voit pas sur le diaporama, c’est qu’au moment où je le présente, je souligne ou j’entoure au feutre à tableau des mots, des phrases importantes pour mon argumentation et celles-là, je les lis. Le plus long texte que j’ai lu à l’oral était une titulature de Charlemagne qui faisait 3 lignes.

      3) On peut indiquer en biblio des livres qu’on n’a pas empruntés ou qui ne sont pas présents en bibliothèque, mais dans ce cas, il faut vraiment savoir expliquer au jury comment on l’aurait utilisé, donc il faut le maîtriser un minimum. A vrai dire, je ne maîtrisais pas de références sur l’Inde que j’aurais pu citer dans ma biblio (qui est effectivement pauvre sur ce sujet puisque j’ai fait avec ce que j’avais chez moi).

      4) Oui, cela me fait penser à ce que tu évoquais dans un autre commentaire. Certains prennent des ciseaux et du scotch, de manière à agencer dans leur brouillon d’oral les notes qu’ils ont prises sur les livres. Je ne faisais pas cela car je trouve chronophage de prendre des notes sans savoir dans quelles partie ça s’insère (certaines choses risquent de ne pas servir), mais cela convient très bien à certains.

      5) A mon avis la matière la plus facile est celle que tu maîtrises le mieux, souvent celle que tu as choisie en épreuve 3, mais cela dépend aussi beaucoup du sujet sur lequel tu tombes ! Donc ni histoire ni géo, ça dépendra de toi, du sujet… et aussi du jury ! (Après comme je le dis dans l’épisode, réussir un oral avec un croquis de synthèse est un vrai défi à mon sens, mais le croquis de synthèse n’est pas obligatoire, un ou plusieurs schémas peuvent suffire)

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